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Un premier week-end avec les professionnels réussi pour Bourg-en-Bresse Ain Cyclisme

Les Burgiens écrivaient une nouvelle ligne de leur histoire ce week-end. Après s'être déjà illustrés au milieu des équipes de développement lors de la nouvelle Mur de Huy Classic (UCI 1.2) à l'image de Edgar Jorge, 7e au sommet, puis sur le Circuit des Ardennes (UCI 2.2) où Jules Drouet a longtemps porté le maillot de meilleur jeune, avant de tout perdre sur une crevaison, les Aindinois se font progressivement leur place dans le peloton. Mais, les 17 et 18 avril, les Vert et Noir ont franchi un nouveau cap en s'alignant sur la Classic Grand Besançon Doubs et le Tour du Jura, deux courses UCI en Classe 1, une première pour le BAC.


Bourg-en-Bresse Ain Cyclisme a couru aux côtés des meilleures équipes françaises ? Qui l'aurait cru il y a quelques années ? Qui l'aurait cru, il y a encore quelques mois, lorsque le Conseil d'Etat donnait raison à la Ligue Nationale de Cyclisme en jugeant illégale la création de Conti Fédérales annoncée par la FFC, interdisant par la même occasion à ces clubs dont fait partie le BAC de participer aux courses professionnelles. Pourtant, le BAC l'a fait, et s'est aligné sur ces deux épreuves, au côté des équipes WorldTour de la Groupama-FDJ United ou de Décathlon-CMA CGM. Mieux encore, les Aindinois ont brillé.

Les coureurs ont montré le maillot

Les suiveurs qui ne connaissaient pas encore le maillot de la structure burgienne ont pu le découvrir sur ces deux jours de courses, grâce à Arthur Meyer et Rémi Lelandais, tout deux présents à l'avant successivement. Deux belles échappées pour ces coureurs, qui ont chacun décroché un maillot distinctif en récompense : Arthur Meyer remporte le Golden Sprint sur la Classic Grand Besançon Doubs, et Rémi Lelandais décroche le maillot vert des sprints intermédiaires dans le Jura le lendemain.

Arthur Meyer dans l'échappée sur la Classic Grand Besançon Doubs - Crédit Photo : Agence Pancarte

L'histoire aurait été belle même si elle s'était arrêtée là. Mais le collectif aindinois ne s'est pas contenté de se montrer à l'avant, puis de disparaître lorsque la route s'élève. Dans la dernière ascension sur la première épreuve, les Burgiens se sont accrochés un maximum au peloton, ne craquant que lorsque les hommes forts tels que Jordan Jegat, 10e du dernier Tour de France, ont accéléré. Jules Drouet décroche ainsi une encourageante 29e place, juste devant son équipier Charlie Paige. Ils finissent ensemble, à quelques secondes seulement de Guillaume Martin, vainqueur de l'épreuve l'année passée. 

Mieux encore, Adam Howell termine 21e le lendemain dans le Jura. « Je me sentais vraiment bien pour être honnête », explique-t-il. « Je suis vraiment allé loin dans la douleur, pour essayer de rester dans le groupe où j'étais. Je me suis un peu trop mis dans le rouge, mais je suis vraiment content de ce que j'ai fait. »

Un avant-goût avant le Tour de l'Ain

Si les coureurs du BAC sont habitués à courir, et même briller sur les courses Espoirs UCI, c'est la première fois que la formation découvrait le très haut-niveau. « C'est bizarre de se dire que je courais au milieu de tous ces coureurs professionnels », raconte Adam Howell. Pourtant, il va bien falloir que les Burgiens s'habituent puisqu'ils découvriront en juillet, les courses professionnelles par étape avec le Tour de l'Ain, du 28 au 30 juillet. 

Adam Howell a brillé dans le Jura - Crédit Photo : Agence Pancarte

Si leur participation n'est pas encore officielle, tout laisse à penser que les Burgiens seront de la partie. De quoi enjouer le Britannique : « Je me sens vraiment chanceux d'avoir cette opportunité. » En attendant, le BAC va s'aligner comme à son habitude à plusieurs Classe 2 comme l'Alpes Isère Tour et la Ronde de l'Isard fin mai, pour préparer au mieux le Tour de l'Ain, avec pourquoi pas la Mercan’Tour Classic en juin, une autre Classe 1 pour prendre encore plus d’expérience. 

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